Non, la colère ne cache pas une autre émotion
Dans le top 3 des idées reçues sur la colère, il y a celle-ci : « Derrière la colère, il y a toujours de la tristesse. » C’est joliment dit… mais biologiquement faux.
La colère ne cache pas une autre émotion, elle cache un état physiologique bien précis. Comme toutes les émotions, elle se greffe sur un terrain corporel préexistant, un terrain biochimique, électrique et hormonal. Et ça change tout.
La colère se greffe toujours sur un même état corporel
Ce terrain, c’est un état de nervosité intense. Il se manifeste par des sensations telles que : des tensions musculaires, une agitation dans les bras et les jambes, de la chaleur dans le haut du corps, une accélération cardiaque…
Mais cet état ne sort pas de nulle part : il vient des tout premiers mois de vie, plus précisément d’un moment très particulier de la vie fœtale. Celui où le corps, entravé par son propre cordon ombilical, se débat sans succès pour retrouver sa liberté de mouvement.
La colère est la réactivation d’un programme sensoriel
Ce combat inutile contre un ennemi difficile à identifier laisse des empreintes sensorielles très spécifiques. Et chaque fois que le corps ressent les mêmes signaux (gêne, contrainte, agitation), il relance exactement le même programme. Comme si on branchait la même lampe dans la même prise. C’est automatique.
Pour une même personne, les sensations sont toujours identiques à l’approche d’un épisode de colère. Pour l’un, ce sera la mâchoire qui se serre ; pour l’autre, le plexus qui brûle ou les bras qui picotent. C’est notre mémoire traumatique sensorielle qui parle.
La tristesse après la colère : une illusion de cause à effet
On entend souvent : « Je me sens triste après m’être mise en colère. » Mais ce n’est pas parce que la tristesse suit la colère qu’elle en est la cause.
Revenons à notre fœtus. Après une dépense massive d’énergie pour se libérer, il s’épuise. Il s’effondre, littéralement. Et c’est justement cet état d’effondrement corporel qui sert de base à l’émotion de tristesse. Voilà pourquoi l’une suit l’autre, sans pour autant la cacher.
Chaque émotion se greffe sur un état sensoriel différent. C’est une séquence, pas une superposition. Et c’est le corps, encore une fois, qui mène la danse.
La colère n’est pas un masque. Ce n’est pas une tristesse déguisée ni une émotion parasite. Elle est le signal clair d’un programme sensoriel bien rodé, qui se rejoue dès que le corps entre en agitation.
Et si la tristesse suit parfois, c’est parce que le corps, après avoir tout donné, retombe dans l’épuisement. Ce n’est pas une émotion qui cache une autre, c’est une suite logique dans le langage du trauma.
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Je suis Aude, thérapeute en LMTC© (Libération des mémoires traumatiques du corps), pédagogue et chercheuse invétérée, j’ai développé cette méthode pour te permettre de te libérer de tous, oui TOUS tes blocages, peurs, douleurs, comportements incontrôlables et plus encore. Et oui, cela fonctionne !
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