origine du trauma

D’où vient cette information traumatique ? L’origine de nos traumas peut surprendre pourtant leurs fondations se sont intégralement construites durant une période très précise de la vie.

On évoque très souvent la petite enfance comme source de nos peurs et traumatismes les plus profonds mais en réalité, leur origine est antérieure à cela. D’ailleurs, la recherche scientifique sur le sujet affirme de plus en plus que la vie intra-utérine est LA véritable période fondatrice pour la psyché de l’individu.

En effet, beaucoup d’évènements se produisent pendant cette période et au cours de ces 9 mois notre corps foetal est mis à très rude épreuve. Ces souffrances n’ont rien à voir, comme on peut le croire avec l’état émotionnel de la mère mais sont le fruit d’accidents qui affectent directement et physiquement le foetus bien souvent à cause de son cordon ombilical, parfois à cause d’un jumeau, mais aussi durant le retournement ou la naissance. A plusieurs reprises, le foetus passe très proche de la mort, notamment au cours du 1er trimestre.

Le système nerveux en construction du foetus est parfaitement immature pour gérer et traiter correctement les informations d’inconfort, de douleur, d’asphyxie, de fatigue extrême et de mouvements violents qu’il subit. Une grande partie de ces informations est conservée en mémoire, faute de mieux, sera stockée, jusqu’à ce qu’un ou plusieurs stimuli de stress au cours de la vie finissent par les réactiver.

A ce moment-là, ces informations traumatiques vont se muer en programmes par défaut systématiques, court-circuitant le fonctionnement normal du corps, à l’image d’un parasite, engendrant une multitude de symptômes.

Lorsque ces mémoires traumatiques s’activent, nous subissons une véritable prise de pouvoir sur notre capacité d’action, nous enfermant dans des boucles comportementales et des souffrances répétitives qui pourront avoir tendance à s’aggraver avec le temps. 

La plupart du temps la volonté n’a que peu d’efficacité et se manifeste sous une forme de contrôle et dans les cas les plus graves, on devient malheureusement spectateur passif de comportements qui nous font souffrir (addictions, crises d’angoisses, TOCs, dépression, burn-out, etc.)