Traumatisme : pourquoi un même évènement peut avoir des conséquences très variées ?

Les événements potentiellement traumatiques n’inscrivent jamais une empreinte « à partir de zéro ». Ils fonctionnent souvent comme des activateurs de mémoires déjà présentes dans le corps.

« Depuis cet accident de voiture, j’ai développé un trouble anxieux généralisé et une peur à l’idée de sortir de chez moi. Mais mon amie, elle, qui était aussi dans la voiture, n’a pas réagi de la même manière. Elle, elle s’est mise à tout contrôler dans sa vie, à régenter et anticiper tous les risques. Quant au troisième passager, il a développé des vertiges et de la tachycardie. Pourquoi une telle différence pour une expérience similaire ? » 

Les événements de vie comme activateurs d’une mémoire traumatique préexistante

Les événements potentiellement traumatiques n’inscrivent jamais une empreinte « à partir de zéro ». Ils fonctionnent souvent comme des activateurs d’une information traumatique déjà présente dans le corps.

Cette information n’est pas la même d’un individu à l’autre, car les corps n’ont pas vécu les mêmes expériences précoces, notamment durant la période intra-utérine et le système nerveux n’en a pas gardé les mêmes séquelles.

L’impact des expériences prénatales sur le système nerveux

La vie in utero constitue une phase fondamentale dans la construction du système nerveux.
Certains corps ont été exposés à des contextes particuliers : gémellité, contraintes mécaniques, problèmes de cordon, états de stress prolongés, variations sensorielles importantes…

Mais ce ne sont pas uniquement la nature ou la durée de ces événements qui comptent.
➡️ Chaque système nerveux possède des caractéristiques intrinsèques.

Tout comme nous n’avons pas tous la même couleur des yeux, nous n’avons pas tous la même capacité à traiter et intégrer les informations sensorielles.

Une sensorialité unique à chaque corps

Les expériences précoces — et notamment les événements intra-utérins — sont composées de multiples types de stimulations :

  • douleur

  • mouvement

  • fatigue

  • lumière

  • bruit

  • pression ou contact

  • perte de conscience

Un système nerveux peut parfaitement tolérer et intégrer certaines de ces informations (par exemple la douleur ou le mouvement), mais se retrouver en grande difficulté face à d’autres, comme la fatigue ou la perte de conscience. Et ce qui est difficile pour un corps ne le sera pas forcément pour un autre.

Comment se construit l’empreinte traumatique corporelle

Les dysfonctionnements que chaque corps porte en lui est la somme des sensations non traitées au fil de son histoire et des fragilités mécaniques sur ses différents systèmes (nerveux, hormonal, cardio-vasculaire, musculaire, etc.) qui ont découlé de ces événements. Elle est souvent marquée par certains registres sensoriels dominants.

Plus tard, dans la vie, lorsqu’un événement survient, le système nerveux va :

  • établir des parallèles avec cette information déjà stockée

  • interpréter la situation à travers cette mémoire corporelle

  • déclencher des réponses spécifiques : symptômes, comportements, stratégies d’adaptation

C’est ainsi que se construisent des trajectoires singulières face au trauma.

La LMTC pour accompagner autrement

Cette lecture corporelle permet de mieux comprendre pourquoi les symptômes ne sont jamais universels, et pourquoi une approche standardisée ne peut convenir à tous.

La LMTC s’inscrit précisément dans cette perspective : accompagner le corps là où il en est, en tenant compte de son histoire sensorielle, de son système nerveux et de ses ressources propres.

Former vous à la LMTC

Je suis Aude, thérapeute en LMTC© (Libération des mémoires traumatiques du corps), pédagogue et chercheuse invétérée, j’ai développé cette méthode pour te permettre de te libérer de tous, oui TOUS tes blocages, peurs, douleurs, comportements incontrôlables et plus encore. Et oui, cela fonctionne !

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