Le sommeil et la dissociation sont-ils des stratégies de fuite ? 

Cette idée que certains comportements sont des stratégies de fuite conscientes ou inconscientes est fausse, bien que totalement intégrée dans la croyance générale.

stratégies de fuite ou comportements subis ? 

Partir dans son monde intérieur quand on est dans une situation inconfortable ou stressante, avoir envie de faire une sieste de 4h devant les difficultés de la vie… N’a-t-on pas déjà entendu dire que ces comportements étaient des stratégies de fuite ? N’a-t-on pas essayé de les combattre avec toute notre volonté ? Finalement sans trop de succès, pour finir par se dire qu’on était nul, ou faible, ou incapable ? Arrêtons de culpabiliser ! 

Cette idée que certains comportements sont des stratégies de fuite conscientes ou inconscientes est fausse. Pourtant elle est totalement intégrée dans la croyance générale. Le terme stratégie laisse sous-entendre que certains comportements sont calculés, comme une sorte d’apprentissage bien huilé dans nos circuits. 

Pourtant c’est tout le contraire. Ces comportements sont totalement subis, même par lesdits circuits à qui on jette bien souvent la pierre. Dissociation et fatigue ne sont rien d’autre que des symptômes de traumas.

ces comportements qui sont Des conséquences d’événements intra-utérins

Nous vivons dans une société dans laquelle nous sommes stimulés en permanence par la nécessité impérieuse d’aller vite et faire plusieurs choses en même temps. De ce fait, on rend notre mode de vie responsable de notre dissociation et de notre difficulté à nous concentrer. 

Nous vivons aussi dans une société dans laquelle nous sommes tous fatigués (fatigue saisonnière, fatigue de fin de journée, fatigue chronique ou suite à une période stressante). On n’imagine donc pas que cette fatigue est anormale et peut être résolue.

Lorsque nos mémoires traumatiques sont actives (c’est à dire à peu près tout le temps et chez tous les adultes), le moindre stimuli de stress (même si on ne le perçoit pas) déclenche une réaction physiologique traumatique et des symptômes apparaissent : ici fatigue et dissociation. 

Ces soi-disant stratégies de fuite nous ramènent toujours à la construction de notre corps et de notre système nerveux in-utero. Une personne qui a de gros problèmes de concentration et qui n’arrive pas à rester présente dans une situation stressante est une personne dont le corps foetal a subi de multiples asphyxies. Ces dernières engendrent de nombreuses pertes de conscience ou d’états intermédiaires de semi-conscience (le foetus était dans les vapes en somme). 

Qu’en est-il d’une personne qui se sent souvent fatiguée ou qui a envie de dormir à la moindre difficulté ? Son corps foetal a accumulé une très grande fatigue du fait d’une incapacité à dormir correctement.

ce qu’on appelle « stratégies de fuite » ne sont que les manifestations d’une information stockée par l’organisme

D’où viennent ces deux dysfonctionnements ? La plupart du temps, d’accidents de cordon ombilical intervenus au cours du premier trimestre et du début du deuxième. Celui-ci se retrouve noué ou posé sur le corps pendant une longue période ou à de très nombreuses reprises.  S’ensuivent une suite interminable de conséquences immédiates : douleurs, tensions, dysfonctionnement cardio-vasculaire et digestif. Ces informations restent stockées dans l’organisme sous la forme d’un stress aux symptômes spécifiques. Ils s’activent irrémédiablement au fil de la vie. 

Pourquoi cette information est-elle stockée ? Car le système nerveux du foetus, tel un ordinateur, n’a qu’une capacité de traitement très limitée. Il se retrouve totalement débordé fasse à l’ampleur des sollicitations extérieures. 

Ensuite, au cours de la vie, cette information parasite se met à agir comme un virus, court-circuitant la réponse normale et saine du corps. Il ne s’agit donc pas de stratégies de fuite et en réalité il n’y a rien de stratégique là-dedans. Le corps lui-même est pris au dépourvu par une réaction qu’il ne veut pas commander.

Comprendre que la dissociation et la fatigue chronique ne sont pas des faiblesses personnelles mais des symptômes bien réels d’un traumatisme inscrit dans le corps dès la vie intra-utérine, c’est poser un regard nouveau et apaisé sur soi. C’est aussi une première étape vers la réparation.

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Je suis Aude, thérapeute en LMTC© (Libération des mémoires traumatiques du corps), pédagogue et chercheuse invétérée, j’ai développé cette méthode pour te permettre de te libérer de tous, oui TOUS : peurs, blocages, douleurs, comportements incontrôlables et plus encore. Et oui, cela fonctionne !

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